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 L'historique du Souvenir Français

 

 

 

 

 

 

     Pierre Brossolette

 

 

 

Jean Moulin

 

 

 

Cimetière militaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Xavier Niessen

 

 

 

 

 

 

 

1870 - 1887 : Les Prémices

La défaite

L'Alsace et la Lorraine sont occupées mais le sentiment national demeure toujours aussi vivant.
Tandis qu'en Lorraine " Les dames de Metz " veillent à l'entretien des tombes militaires françaises du cimetière de Chambières, à Metz, et font célébrer chaque année un office religieux pour les soldats Morts pour la France, en Alsace, à la Toussaint, les jeunes filles en costume traditionnel vont fleurir les tombes des soldats de leur commune en y déposant furtivement une cocarde.

Une volonté

Xavier NIESSEN, professeur alsacien, a la volonté de manifester le refus du nouvel ordre prussien en Alsace et en Lorraine, de prouver l'attachement indéfectible des Alsaciens et des Lorrains, dans leur majorité, à la Patrie française, et de maintenir le Souvenir des provinces perdues en France de l'intérieur.
Ainsi, pense-t-il, en même temps que quelques amis regroupés autour de lui, que le culte des morts pour la France et l'entretien de leurs tombes peuvent et doivent constituer le trait d'union capable de conserver dans les esprits le sentiment d'unité nationale.

1888-1913 : L'action est "reconnue d'utilité publique" 

En France de l'Intérieur

Xavier NIESSEN, en 1887 crée, à Neuilly sur Seine, le SOUVENIR FRANÇAIS dont le nom traduit bien la volonté de constituer ce trait d'union entre tous les Français, regroupés dans une association, autour des valeurs de la France et de la République, pour lesquelles 100.000 de ces soldats se sont sacrifiés en 1870 - 71.Pour atteindre cet objectif, deux tâches matérielles lui paraissent essentielles : entretenir les tombes de ces soldats où qu'elles se trouvent, élever des monuments à leur mémoire, le principe des monuments aux morts communaux n'existant pas à l'époque.

Le 7 mars 1888, la première phase d'organisation du SOUVENIR FRANÇAIS est achevée et Xavier NIESSEN appelle les Français à rejoindre l'association. Le SOUVENIR FRANÇAIS entre alors dans une période active et son développement sera très rapide : en 1906, il est présent dans 81 départements et son action est "reconnue d'utilité publique", le 1er février de cette même année.
Ainsi, moins de vingt ans après sa création, le SOUVENIR FRANÇAIS est l'objet d'une reconnaissance officielle, en raison des nombreuses actions accomplies non seulement pour l'entretien des tombes, mais aussi pour l'érection de monuments en maints endroits, Fauquembergues dans le Pas de Calais, Valbonne dans les Alpes maritimes, Montbard en Côte d'Or, à Brive, Saint Dié, Nîmes, Pau etc…
Concernant l'entretien des tombes, l'idée se fait jour assez vite qu'il convient aussi de ne pas négliger les tombes de ceux qui sont enterrés dans des pays lointains, souvent des marins ; à partir de 1889, l'action du SOUVENIR FRANÇAIS tend à s'étendre au-delà du territoire national, les premières actions s'exercent en Belgique (Waterloo) et aux Pescadores.

En Lorraine et en Alsace annexées

C'est en Moselle que va se créer le premier comité du SOUVENIR FRANÇAIS. Jean Pierre JEAN, imprimeur et futur député de la Moselle, crée en 1907 dans le petit village mosellan de Vallières " le comité Messin du SOUVENIR FRANÇAIS ".L'audience de ce comité s'étend avec une grande rapidité au point qu'en une année, lançant une souscription pour ériger un monument de mémoire, l'élan est tel que les autorités prussiennes ne peuvent s'y opposer et que les fonds sont recueillis si rapidement que le monument est érigé et inauguré le 8 octobre 1908. Situé à Noisseville, à proximité de Metz, ce monument est dédié " aux soldats français Morts au champ d'honneur ". L'inauguration, sous les plis du drapeau tricolore, réunit 120.000 personnes.

L'Alsace est alors gagnée, à son tour, par l'élan donné en Lorraine. C'est l'action de Monsieur SPINNER, de Wissembourg qui va, en fait, marquer, de façon significative, l'audience du SOUVENIR FRANÇAIS dans la province.
Il décide, en effet, d'ouvrir une souscription, pour ériger un monument à la mémoire des soldats morts pour la défense de la Patrie en Alsace, en deux siècles de conflits : en 1705, sous le commandement du Maréchal de VILLARS, en 1793, aux ordres du Général HOCHE et en 1870 avec le Général Abel DOUAY.

Le 17 octobre 1909, le monument est inauguré à Wissembourg, sur le Geisberg, devant une foule de 80.000 personnes, au chant de la Marseillaise.
Tant en Lorraine qu'en Alsace, l'essor du SOUVENIR FRANÇAIS inquiète les autorités prussiennes qui y voient, à juste titre, la marque du rejet de l'annexion par la population ; les manifestations publiques du SOUVENIR FRANÇAIS sont interdites et, en janvier 1913, l'association est dissoute. Enfin dès le début de la guerre de 1914, les membres du SOUVENIR FRANÇAIS en Alsace et en Lorraine, sont arrêtés et déportés à l'intérieur de l'Allemagne.

1914 - 1919 : Le Soutien aux Familles, L'Honneur aux Morts

La guerre amène une désorganisation des comités, car un bon nombre des adhérents sont mobilisés. Assez rapidement, toutefois, des femmes et des hommes plus âgés viennent assurer la relève. L'action du SOUVENIR FRANÇAIS se diversifie alors, tant il est clair qu'il est nécessaire d'apporter un soutien moral aux blessés soignés dans les hôpitaux et une aide aux familles touchées par la disparition de l'un des leurs. Ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner tous les soldats décédés dans les hôpitaux de l'intérieur ; les membres de l'association s'efforcent, lorsque les familles sont absentes, d'accompagner leur enterrement, et de veiller sur leurs sépultures.

Localement, les besoins étant immenses, de nombreuses associations se créent poursuivant des buts similaires.
Sous l'impulsion du conseil d'administration du SOUVENIR FRANÇAIS, et notamment de Monsieur Xavier NIESSEN, les 43 nouveaux comités qui ont été créés depuis le début de la guerre et les adhérents dispersés collaborent avec elles et les fédèrent.
Ainsi, l'association " La Cocarde du souvenir " qui s'est donnée pour mission de placer sur les tombes dispersées des champs de bataille l'inscription des noms et une cocarde tricolore s'est associée au SOUVENIR FRANÇAIS.
Outre l'organisation des premiers cimetières nationaux et carrés militaires - 200 pour la seule année 1914 - le SOUVENIR FRANÇAIS s'efforce d'organiser des cérémonies patriotiques et de mémoire et d'ériger stèles et monuments commémoratifs.
Le SOUVENIR FRANÇAIS poursuivit ainsi son action jusqu'après la victoire, mais l'association qui avait déjà la charge de 88.000 tombes de 1870, ne pouvait à elle seule s'occuper des tombes de 1.700.000 morts de la grande guerre.

1919 - 1939 : Se Souvenir

La loi du 31 juillet 1920 crée le Service National des sépultures ; dès lors l'Etat prend à sa charge les cimetières militaires de l'ancienne zone des armées et organise les nécropoles nationales. Restent alors les carrés militaires communaux : leur entretien est confié aux municipalités qui, dans de nombreux cas, demandent au SOUVENIR FRANÇAIS de se substituer à elles.Pendant les vingt années qui vont suivre la guerre de 1914 - 1918, l'action du SOUVENIR FRANÇAIS, qui se reconstitue surtout dans le Nord et l'Est de la France ainsi que dans le Sud Est, en Corse, en Bretagne, et en Normandie, porte son effort, outre l'entretien des tombes, sur l'organisation des cérémonies patriotiques en liaison avec les associations d'anciens combattants et sur l'érection de monuments du Souvenir, à l'exception des monuments aux morts communaux à la charge des municipalités.

Certains de ces monuments, comme par exemple le MORT HOMME, dans la région de Verdun, sont encore, aujourd'hui, la propriété du SOUVENIR FRANÇAIS qui a en charge leur entretien.
D'autres, construits par des associations régimentaires, aujourd'hui disparues ont été érigés avec la participation du SOUVENIR FRANÇAIS et leur propriété lui a été transférée ultérieurement.
Ce patrimoine monumental s'ajoute ainsi à celui hérité de la guerre de 1870 - 1871, comme la maison de la dernière cartouche de Bazeilles (Ardennes) par exemple.
Mais le temps passe et se pose, comme aujourd'hui d'ailleurs, le problème des tombes familiales abandonnées et dans lesquelles se trouvent les restes de soldats morts pour la France ; à leur initiative les comités du SOUVENIR FRANÇAIS prennent en charge leur entretien. Ainsi peut-on lire dans un numéro de la revue du SOUVENIR FRANÇAIS de 1934 :
"Le comité de Fismes a offert son concours, dans la mesure de ses disponibilités, aux 24 maires du canton pour que les quelques tombes familiales contenant le corps de soldats et aujourd'hui abandonnées soient toujours convenablement entretenues".

L'objet du SOUVENIR FRANÇAIS est alors limité "à l'édification et à l'entretien des monuments et tombes militaires". Toutefois, dès le début des années 1930, la transmission du Souvenir des soldats morts pour la France et l'explication du sens de leur sacrifice aux plus jeunes deviennent de plus en plus des sujets de préoccupation.
La chronique des comités publiée par la revue du SOUVENIR FRANÇAIS en est l'illustration :
"A Saint Malo, le 1er novembre 1933, les enfants des écoles défilent devant les tombes des soldats et y déposent les fleurs qu'ils tenaient à la main… à Knutange, le 11 novembre 1934, le cortège comprenant les enfants des écoles se rend au monument aux morts… à Cortisols, des fleurs sont déposées au pied du monument aux morts par les enfants…".
Au 1er janvier 1939, le SOUVENIR FRANÇAIS comptait environ 100.000 membres et son développement se poursuivait outre mer par le biais d'associations sœurs comme le Souvenir Indochinois par exemple.

Depuis 1945 : Garder la Mémoire. Transmettre l'héritage.

Dès la fin de la guerre, le SOUVENIR FRANÇAIS connaît un développement important, en s'appuyant surtout sur les associations d'anciens combattants ; en 1958, il comptait 300.000 membres adhérents.Outre les missions habituelles d'entretien des tombes et des monuments, le SOUVENIR FRANÇAIS se veut gardien de la mémoire.

Il lui appartient donc d'organiser et de participer à toutes les cérémonies patriotiques et de veiller à ce que l'oubli ne fasse son œuvre ni en France, ni dans les pays étrangers où nos soldats ont combattu.

Aussi un effort particulier est fait pour, aussi bien dans la France métropolitaine que dans la France d'Outre Mer, il soit représenté et qu'un réseau de correspondants se développe à l'étranger.
Dans le même temps, notre armée est engagée en Indochine, où elle perd 100.000 hommes, à Madagascar, en Corée, au Maroc, en Tunisie puis en Algérie où 25.000 soldats français sont tués ; 120.000 harkis et leurs familles meurent pour la France entre 1954 et 1962.

 

Vers la fin des années 1970, il apparaît nécessaire de bien établir la chaîne de responsabilité de l'association et d'en préciser les règles de fonctionnement: un nouveau statut et un nouveau règlement intérieur voient le jour en 1979.
Ces deux documents traduisent l'évolution de l'association.

   

 

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